Ces cas cliniques vous sont présentés afin de donner un échantillon (dilué infinitésimalement ;) de ce qu'on peut soigner avec de l'homéopathie.

Ils ont l'air tout simple, mais ce n'est qu'une impression.

Le nom de la maladie citée sur le cas ne doit pas être associée avec le médicament prescrit sous peine d'échec.

Par exemple on soignera un coryza avec Arsenicum chez tel chat, mais sur un autre le coryza sera guéri avec Squilla, et chez un troisième avec Allium etc...

Ces cas ont été résolus en appliquant les principes de similitude et individualisation avec une bonne dose d'observation et un entretien minutieux.

Un cas de borréliose :

Chien croisé labrador femelle.
Vue pour syncopes et faiblesse extrême à l'effort.
Incapable de terminer une petite rando ou promenade. Son maître est obligé de la porter même parfois.
L'examen montre une coloration discrètement pâle des muqueuses et rien d'autre, peut être un peu de sensibilité lombaire mais rien de plus.
Une analyse sanguine est demandée avec, entre autre, recherche de parasites sanguins dont borréliose piroplasmose, leishmaniose.
A ce stade, rien de particulier pour prescrire.
Sur son dossier, j'ai noté plusieurs années auparavant une prescription de phosphorus 30 ch pour des troubles du comportement suite à un déménagement et un divorce. Depuis, c'est la première fois que je la revois et je demande comment le traitement a fonctionné : Apparemment c'était un succès, d'ailleurs je n'ai pas eu besoin de la revoir entre temps.
Les symptômes discrets visibles, et ceux qui ont motivé la consultation, concordent avec phosphorus après vérification de la matière médicale (l'ensemble de tous les symptômes répertoriés que soigne ce médicament).
En l'absence d'autres indices je donne phosphorus en MK, dynamisation supérieure, on ne sait jamais en attendant les résultats, mais sans vraiment être convaincue que ce sera efficace parce que c'est un peu juste ce que j'ai recueilli comme symptômes pour prescrire, malgré tout on a cette belle guérison quelques années plus tôt, il serait logique de réessayer ce remède.
Je reçois les analyses qui confirment une borréliose ( maladie de Lyme) quelques jours plus tard. Je téléphone immédiatement aux propriétaires en laissant un message alarmiste.
Puis je suis rappelée par la propriétaire qui me dit que la chienne est beaucoup mieux, très étonnée de mon message, elle ne se rend pas compte de la gravité de la maladie parce que Phosphorus a été très efficace tout de suite.
Deux prises ont suffi pour enrayer l'évolution de la maladie et la supprimer totalement.
Dans ce cas, le simmilimum de la chienne a été trouvé, c'est phosphorus, et il est logique de penser que ce remède sera probablement indiqué à chaque dérèglement de son organisme(en espérant qu'il n'y en ait plus) puisqu'il avait déjà agit sur son anxiété quelques années auparavant.

Paralysie de l'anus et cystite :

Une petite chatte m'est présentée par dépit, elle a déjà consulté plusieurs confrères pour une cystite chronique qui n'est guérie par aucun médicament ni aucun régime. De plus elle salit les endroits où elle se couche et c'est devenu très inconfortable vu qu'elle va dormir un peu partout dans la maison.
Après un long entretient, il s'avère que le problème est apparu rapidement après sa stérilisation.
Elle présente une béance de l'anus et une insensibilité de cette zone, c'est ça qui est la cause des taches probablement, puis les urines recueillies sont comme du sang pur.
La répertorisation des symptômes recueillis amènent à trois médicaments(aloe socotrinum, lachesis et phosphorus)et sur ces trois phosphorus est choisi car cette chatte présentait une vivacité et une joie de vivre qui n'existe plus depuis son opération.
Il est ajouté Oophorinum (extrait d'ovaire) à donner une fois par mois pour compenser la perte de ses ovaires.
Guérison totale en moins d'un mois.

 

Dermatose Ychtiosique sur un chat:


Voilà un cas particulièrement étrange qui m'est tombé dans les mains : Chatte vue pour des convulsions et des myoclonies, elles étaient assez typiques pour pouvoir prescrire Agaricus Muscarius sans aucun doute et elle se remit assez vite de ce trouble.
Puis après une rechute quelques semaines plus tard la répétition du remède restera sans effet. Finalement c'est l'administration de cortisone qui fait régresser les troubles.
Quelques mois plus tard, on me la ramène recouverte de croûtes épaisses sur tout le corps, si on les enlève, il reste la peau ulcérée sans poils. La sensation au toucher est comme si la peau du chat était en pâte de carton, c'est très étrange, et surtout cela recouvre tout son corps.
Je me doute que la cortisone a supprimé le trouble nerveux, et conséquence, cette suppression se traduit par cette éruption et d'autres choses plus graves comme une attaque des nerfs moteurs. Il est obligatoire de trouver le bon remède sous peine de voir son état empirer si on supprime encore cette éruption.
La chatte est faible, ataxique( démarche ébrieuse ), et parésique, semble frileuse, et chose intéressante, elle demande du lait et des yaourts alors qu'avant elle n'en consommait pas, elle cherche le contact plus qu'avant...
Plusieurs remèdes sont essayés en vain sans succès puis on finit par essayer Graphites lors du dernier entretien.
A partir de là, son état s'améliore progressivement, les croûtes tombent et le poil se remet à pousser comme avant.